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LES SOCIETES CHARBONNIERES DU COUCHANT DE MONS .



Bernissart ( S.A. des Charbonnages de Bernissart ).

Au 19ème siècle, on dénombrait 3 sièges d'exploitation à Bernissart : le siège dit "Négresse" ( début d'exploitation en 1841 ), le "Ste-Barbe" ( début d'exploitation en 1849 ) et le "Ste-Catherine" ( début d'exploitation en 1864 ). Le siège "Ste-Barbe" est internationalement connu, il entra dans l'histoire en 1878. En creusant une galerie, à 322 mètres, le mineur Jules Créteur, y découvrit des ossements d'Iguanodons. Le Conseil d'Administration du Charbonnage contacta très vite le Musée Royal d'Histoire Naturelle de Belgique qui se chargea de l'extraction des os fossiles. Les travaux durèrent trois ans, et handicapèrent fortement la production de la société.

Autre particularité du siège "Ste-Barbe", il exploitait le même gisement que le siège dit "Chabaud-la-Tour", concession située en France.

Les trois sièges des Charbonnages de Bernissart avaient une production relativement bonne mais étaient peu modernisés. Ils étaient régulièrement confronté, à un problème d'inondation plus prononcé que dans les autres charbonnages. Le débit élevé d'eaux à pomper est à l'origine de la fermeture précoce des trois siège : "Ste-Catherine" ferma en 1913, "Ste-Barbe" en 1921 et "Négresse" en 1926.



Bernissart, siège n°3 dit "Ste-Barbe", fermé en 1921.




Boussu-Bois ( S.A. des Charbonnages de Unis de l'Ouest de Mons ).


C'est au milieu du 18ème siècle que commença l'exploitation de certaines veines dans la région de Boussu : l'Abbaye, Buisson, Maton, etc. En 1768, le seigneur d'Ophain donna son aval à l'extension de ces veines sous Elouges. Les fusions se succèdèrent et la société devint, en 1868 : la S.A. des Charbonnages de l'Ouest de Mons. Cette société était composée de fosses telles que Longterne-Trichières, Belle-Vue, Tapatout, ... En 1882, la société absorba la S.A. des Houilles Grasses du Levant d'Elouges et ensuite la société Longterne-Ferrand. Vers 1900, la S.A. des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons, employait environ 3.900 personnes dont 70% travaillaient au fond. La production journalière était d'environ 2.000 T. de charbon, dont 25% étaient extrait du siège n° 9, "St-Antoine", à lui seul. En 1920, le nombre d'ouvriers était de 4.760. La société fut l'une des plus importantes du Borinage avec une superficie de 5.335 hectares. En 1961, avec la fermeture des puits n° 9 "St-Antoine", n° 4 "Alliance" et finalement le n°5 "Sentinelle", la société cessa toutes activités.





Siège "Sentinelle", était situé rue Georges Cordier. Début d'exploitation en 1827, fermé en 1961.
Siège "l'Alliance". Début d'exploitation le 4 mars 1827, fermé le 25 février 1961.
S.A. des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons, siège n°7 dit "Belle-Vue", situé à Dour. Fermé en 1936. Le site fut repris par les anciennes Câbleries de Dour.
Siège "St-Antoine". Début d'exploitation en 1832, fermé en 1961.




Ciply ( S.A. du Charbonnage de Ciply ).


Le 16 mai 1838, Alexandre Willame solicita une concession sous Ciply, Mesvin, Asquillies, Harveng, Quevy-le-Petit et Bougnies. Cette concession prit, en 1865, le nom de Société Anonyme du Charbonnage de Ciply, qui devint en 1873, la S.A. de Charbonnage du Midi de Mons. Le charbonnage était situé chemin de Binche et comprenait 2 puits d'extraction. Le 17 octobre 1879, le charbonnage connu déjà un grave accident : 16 morts, suite à un coup de grisou. En 1921, la petite société fut reprise par la S.A. Métallurgique de Sambre et Moselle (de Montignies-sur-Sambre), cette même année la société connu un accident dut à coup de grisou, bilan : 21 morts. A cette époque les 580 ouvriers, qui exploitaient les 285 hectares de concession, extrayaient 66.000 Tonnes de charbon chaque année. Le siège fut fermé le 3 janvier 1928, mais la concession fut reprise en 1947 par la S.A. John Cockerill. La concession fut alors exploitée par les puits de Crachet et Agrappe-Escouffiaux.





Dour ( S.A. des Chevalières de Dour ).


En 1827 fut octroyée la concession dite "Midi de Dour". 20 ans plus tard, cette concession et la concession Grande Chevalière à Dour se réunirent sous le nom de S.A. Anonyme des Chevalières de Dour. Le 11 novembre 1863, le siège "Sainte-Catherine" de la société fut victime d'un coup de grisou qui entraîna la mort de 17 mineurs. 14 mois plus tard, le 3 janvier 1865, il y eut un dégagement instantané à l'étage 445 du même siège. Le gaz fit éruption avec une telle violence qu'il envahit tous les travaux et s'éleva en surface en passant par le puits d'extraction, brûlant sur son passage les ouvriers. Le bilan fut de 57 morts.

Dans les années 1920, la société employait 587 ouvriers qui extrayaient annuellement plus de 71.000 Tonnes de charbon sous les 711 hectares de concession. En 1924, la société fusionna avec la S.A. de la Grande Machine à Feu de Dour. La nouvelle société atteignit alors presque 1.200 hectares de concession. Cette société fut ensuite absorbée par la S.A. des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons , en 1950.



Puits "Sainte-Catherine". Etait situé rue Henry Pochez. Exploitation à partir de 1828, fermé le 30 décembre 1961.
Siège n°2 dit "Frédéric" de la Société de la Grande Machine à Feu, société qui fusionna avec la S.A. des Chevalières. Début d'exploitation en 1847. En 1888, un coup de grisou entraina la morts de 32 mineurs. Fin d'exploitation en 1932.




Flénu ( S.A. des Charbonnages des Produits de Flénu ).


La société des Produits débuta ses activités début du 18ème siècle. En 1784, la société fut contrainte de limiter sa production en cédant une partie de ses concessions à des exploitants Français de St-Amand et de Condé. Par la suite, la société refit plusieurs acquisitions, et possédait des puits à Flénu, Jemappes, Quaregnon et Ghlin, l'exploitation de ses concessions s'étendaient aussi sous Cuesmes, Frameries, Mons et Nimy pour une superficie de 2.980 hectares. En 1868, le siège "Sainte-Henriette de la société connu une catastrophe qui entraîna la morts de 55 mineurs. En 1906, la société débuta les travaux de construction du siège de Jemappes

En 1920, la société exploitait 1.450 hectares de concessions, où plus de 4.100 ouvriers extrayaient 560.000 Tonnes de charbon annuellement. En 1921, par manque de rentabilité, fermeture du siège n°20 situé à Quaregnon. En 1922, acquisition des Charbonnages du Nord du Rieu-du-Cœur. Et en 1932, fusion avec la S.A. des charbonnages du Levant de Flénu, créant ainsi la S.A. des Charbonnages du Levant-Produits à Cuesmes.



Flénu, siège n°12 dit "Saint-Louis",  était situé à proximité de la gare de Flénu. Fin d'exploitation 21 novembre 1933.
Société Anonyme des Produits, siège n°28 dit "Nouvelle Fosse".




Frameries ( S.A. Compagnie des Charbonnages Belges ).

En 1920, la S.A. Compagnie des Charbonnages Belges gérait 11 sièges : n°1 "le Sac" à Hornu ; n°2 "l’Agrappe", n°3 " Grand Trait ", n°11 et 12 "Crachet Picquery", et n°6 "Crachet-Ste-Placide" à Frameries ; n°5 "Ste-Caroline" et Couteaux "Ste-Mathilde" à La Bouverie ; siège "Noirchain" à Noirchain ; n°10 "Grisoeul" à Pâturages ; ainsi que "St-Antoine" et n°8 "Bonne-espérance" à Wasmes. A cette époque, la compagnie employait 5.781 ouvriers exploitant les 2.987 hectares de concessions pour une production de 685.300 Tonnes de charbon. Dans les années 1950, la compagnie, dont les sièges fermaient les uns après les autres, fit de gros investissement au siège "Crachet Picquery" : machines d’extraction, cages, châssis à molettes, ventilation, lavoir, bureaux, etc… Mais le siège était condamné à la fermeture, le puits n°11 ferma en juillet 1960 et le n°12 en décembre 1960.



Compagnie des Charbonnages Belges, siège n°3 dit "Grand-Trait", situé à Frameries. Fin d'exploitation en 1958.
Grand-Trait.
Compagnie des Charbonnages Belges, siège dit "Grisoeul", situé à Pâturages (photo ± 1920). Fin d'exploitation en 1960.
Siège dit "Crachet-Picquery", dans les années 1950.




Genly ( Société Charbonnière de Genly ).

En 1838, la Société Charbonnière de Genly fut constituée afin d'exploiter une concession sous Noirchain. En 1863, une extension sous Genly et Frameries fut accordée à la société. La concession faisait alors 280 hectares. En 1866, la société fut reprise par la S.A. Compagnie des Charbonnages Belges à Frameries. A noter qu'une Société des Charbonnages du Nord de Genly fut par la suite créée mais elle exploita une autre concession. La Compagnie des Charbonnages Belges, continua à exploiter le puits de Noirchain de l'ancienne concession durant de nombreuses années.





Hautrage ( S.A. des charbonnages du Hainaut ).

La concession de l’Espérance fut octroyée en 1843. En 1899, se constitua la S.A. des Charbonnages de Baudour, qui avait pour but un projet ambitieux : exploiter un gisement houiller dit du "Comble Nord" dans le Bois de Baudour. Deux tunnels inclinés à 20° furent creusé et atteignant chacun 1 km de longueur. Les tunnels étant régulièrement inondés par des eaux chaudes et l’exploitation fut finalement abandonnée en 1908. En 1912, la concession de l’Espérance fut réunie avec la concession d’Hautrage faisant ainsi un total de 4.960 hectares. Cette concession fut exploitée par la S.A. des Charbonnages du Hainaut. En 1913, débuta, l’exploitation du siège n°2 dit "l'Espérance". Les puits était situé à Quaregnon et exploitait un gisement sous Baudour). Et en 1914, ce fut le siège n°1 situé à Hautrage, qui entra en activité. En 1920, la production était de 232.580 Tonnes de charbon, le nombre d’ouvriers était de 1.473. Le troisième siège de la société, situé à Terte, débuta l’exploitation en 1938. Ce fut ce siège qui fut le dernier exploité par la société, les deux autres ayant fermé respectivement en 1959 (n°1) et 1966 (n°2). Le n°3 fut fermé en 1971, date à laquelle, la société arrêta ses activités. Ses actifs étaient, par ailleurs, gérés depuis 1959 par la S.A. des Charbonnages du Borinage.



S.A. Charbonnages du Hainaut, siège n°1 situé à Hautrage.




Hensies ( S.A des Charbonnages d'Hensies-Pommeroeul ).

Les charbonnages d'Hensies-Pommeroeul, débutèrent l’exploitation de charbon juste après la guerre 1914-18. La société fut créée en 1912 et le creusement des puits du siège dit "Sartys" débuta en 1913, mais l’exploitation ne se fit qu’en 1918. En 1920, fusion avec la société du Nord de Quievrain. Le siège "St-Lambert" commenca l’exploitation en 1926. Cette jeune concession, dotée d’installations modernes, possèdait, en outre, des veines très régulières. On y extrayait un charbon de très bonne qualité. C’est grâce à cette concession ( ainsi que l’Espérance à Baudour-Quaregnon ), que juste après la guerre, le Borinage augmenta sa production annuelle de 23 %. Le siège "Sartys" restera jusqu’au bout l’un des plus rentable du Levant de Mons. Il fut, d’ailleurs, le dernier à y fermer ses portes, le 31 mars 1976.



Hensies, puit dit "Sartys".




Hornu ( Société Civile des Usines et des Mines de Houille du Grand-Hornu ).

Dès le 13ème siècle, le charbon fut exploité à Hornu, les fosses se nommaient : de Boscaige, de l'Horrible, des Grands Enfants, du Champret, de l'Escouffe, ... Mais c'est un industriel français nommé Henri de Gorge, qui marqua l'histoire charbonnière d'Hornu. Ce Lillois fut à l’origine du Grand-Hornu. Début du 19ème siècle, il fit creuser plusieurs puits dans la région d’Hornu. De Gorge fut, dans le monde charbonnier, un précurseur. En 1819, Il fit construire le complexe du Grand-Hornu. Un magnifique ensemble architectural comprenant les bâtiments industriels, une école, une bibliothèque, un établissement de bains, un hôpital, une salle des fêtes ainsi qu'une cité ouvrière de plus 400 maisons (comprenant plusieurs pièces et un jardin). En 1829, pour relier l'exploitation au canal, il fit installer ce qui est considéré comme le premier chemin de fer d'Europe. Cette installation chargée de remplacer les ouvriers transportant le charbon au canal, provoqua la première grande grève du Hainaut. La grève dura 8 jours et tourna à l'émeute. Des mineurs d'Hornu mais aussi de Wasmes, Quaregnon et Jemappes détruisèrent l'installation. Il est possible que les incidents soient imputables à des mineurs d'autres charbonnages, remontés par leur patrons, bien que cela n'ai jamais été établi. Un fois le calme revenu, de Gorge fit reprendre les travaux.

En 1837, un accident dut à un coup d'eau au siège "Sainte-Victoire" de la société fit 27 morts. On ne put atteindre tous les cadavres. Seuls quelques corps furent retrouvés en 1863, soit 26 ans après la catastrophe.

La production des puits du Grand-Hornu passa de 100.000 T. en 1830 à 270.000 T. en 1880. 

Vers 1920, la société ne possèdait plus que trois sièges (le n°7 dit "Sainte-Louise, le n°9 dit "Sainte-Désirée" et le n°12), pour 970 hectares de concessions. 1.760 ouvriers y extrayaient annuellement 250.000 Tonnes de charbon. Finalement, le puits le n° 12 ferma en 1951 et le n° 7 ferma en 1953.



Grand-Hornu, siège n°7 dit "Sainte-Louise", profondeur 780 mètres. Fin d'exploitataion le 30 octobre 1953.
Grand-Hornu, siège n°12.
Triage
Triage
Grand-Hornu, triage et lavoir.




Pâturages ( S.A. des Charbonnages du Borinage Central ).

La concession Grand Bouillon était exploitée depuis le 18ème siècle. Elle fut reprise par plusieurs sociétés avant d'être, en 1816, achetée par Henri de Gorge Société Civile des Usines et des Mines de Houille du Grand-Hornu Le 17 septembre 1824, la société connu un coup de grisou qui entraîna la mort de 9 mineurs. Sept mois plus tard, le 11 avril 1825, un autre coup de grisou entraîna de nouveau 9 morts. En 1873, le charbonnage fut vendu à la société de Pâturages et Wasmes. A cette époque, deux sièges étaient exploités : les puits n°2 et n°3 dits "Grand Bouillon d'en Bas", situé à Pâturages et le puits n°1 dit "Grand Bouillon d'en Haut", situé à Wasmes. Ensuite, les deux sièges furent vendu à la S.A. des Charbonnages du Borinage Central. Mais ils n'étaient pas rentables, principalement à cause des installations obsolètes. La société, qui employait 722 ouvriers, arrêta donc ses activités au début du 20ème siècle : le siège "Grand Bouillon d'en Haut" ferma en 1921 et le "Grand Bouillon d'en Bas" en 1925.



Grand Bouillon d'en Bas, puits n°2 et 3. Etait situé Avenue Fénelon à Pâturages. Fermé en 1921.
Grand Bouillon d'en Haut, puits n°1. Etait situé rue Maréchal Joffre à Wasmes. Fermé en 1925.






Quaregnon ( S.A. du Charbonnage du Rieu-du-Cœur et de la Boule réunis ).

En 1783, le Charbonnage des Produits à Flénu céda une partie de ses veines sous Quaregnon à des investisseurs français. Ce fut le début de la société du Rieu-du-Cœur (du nom du petit ruisseau qui traverse Quaregnon). Au 19ème siècle, les charbonnages du Rieu-du-Cœur fonctionnèrent selon un système des forfaits. La société était en fait constitués de plusieurs forfaits (plusieurs petites sociétés : Société des 24 actions, Société de Champré, etc…). Ces sociétés étant elles-mêmes constituées de plusieurs sièges d'exploitation. Vers la fin du 19ème siècle, la société appliqua progressivement une politique de regroupement. Ce qui entraîna donc la fin de ces petites sociétés. En 1834, les Charbonnages du Rieu-du-Cœur rachetèrent les concessions du Charbonnage de la Boule. La société pris pour nom : Société Anonyme des Charbonnages du Rieu-du-Cœur et de la Boule Réunis. En 1887, au puits n°4 dit "Ste-Désirée", éclata une des plus grandes catastrophes minières que connu la Belgique : un coup de grisou fit 113 morts. En 1899, la société se morcela, une partie se regroupa sous le nom de Charbonnage du Nord du Rieu-du-Cœur et l'autre partie garda l'ancien nom. En 1921, rachat de la S.A. du Charbonnage du Couchant de Flénu (créée en 1835). La société ferma ensuite les puits "St-Florent" (1921) et "Ste-Désirée" (1923). En 1931, la société décida de moderniser le puits n°2 (l'Epette) et de fermer le "St-Felix" et le "St-Placide ". Le puits n°2 du Rieu-du-Cœur fut le plus profond du Borinage : 1.358 mètres et l'un des plus profonds d'Europe, la température supérieure à 50°C, nécessita l'installation d'une centrale de réfrigération. Il fut exploité jusqu'au 30 avril 1960, date à laquelle la société arrêta définitivement ses activités.

Rieu-du-Coeur, puits n°2 dit "Epette d'en Bas". Fermé en 1960.


Quaregnon ( S.A. des Charbonnages du Nord du Rieu-du-Cœur ).

En 1783, le Charbonnage des Produits à Flénu céda une partie de ses veines sous Quaregnon. Ce fut le début de la société du Rieu-du-Cœur (du nom du petit ruisseau qui traverse Quaregnon).  En 1854, la société achèta la concession de la Boule. L'exploitation faisait alors presque 900 ha sous Quaregnon, Pâturages, Wasmes et La Bouverie. En 1899, la société se morcella et une partie finit par se regrouper sous le nom de Charbonnage du Nord du Rieu-du-Cœur. La superficie ne fut plus que de 300 hectares pour ± 400 ouvriers extrayant annuellement 50.000 Tonnes de charbon. En 1922, la S.A. des Produits de Flénu, en fit l'acquisition. Et en 1932, cette société fusionna avec la S.A. des Charbonnages du Levant de Flénu. Cette nouvelle société se nommait : Charbonnages du Levant-Produits à Cuesmes et gèra notamment les concessions du Nord du Rieu-du-Coeur. Le puits n°1 fut le dernier à connaître un coup de grisou dans le Borinage (le 8 février 1956 : 8 morts).
Cet accident arriva 6 mois jour pour jour avant la catastrophe du Charbonnage du Bois du Cazier. Le puits n°1 ferma en 1959.



Puits n°1 dit "le Brûle", profondeur 850 mètres. Ce puits fut le dernier à connaître un coup de grisou dans le Borinage. Fermé en 1959, on construisit l'usine Salik à son emplacement.


Quaregnon ( S.A. du Charbonnage du Couchant de Flénu ).

En 1835 plusieurs anciennes concessions de Quaregnon, se regroupèrent, créant ainsi, la société du Couchant de Flénu (anciennement Société des 12 actions, forfait du Rieu-du-Cœur). En 1865, la société cèda à la S.A. des produits à Flénu, une partie de ses concessions. Elle exploitait 260 hectares, grâce plusieurs sièges tels que "St-Julien", "St-Léon" et "Sans Calotte". En 1882, la société du Couchant de Flénu devint Société Anonyme et fut reprise par sa société mère le Rieu-du-Cœur.



Siège dit "Sans Calotte", creusé en 1850, En 1908, l'explosion de dynamite entraîna un coup de grisou, tuant 10 mineurs. Fin d'exploitation en 1932.
Siège dit "Sans Calotte".




Quaregnon ( Société des 24 Actions ).

Cette société était un des forfaits de la société du Rieu-du-Cœur. La Société des 24 actions possédait plusieurs puits à Quaregnon. Elle fut autorisée à employer du gaz pour éclairer les galeries du puits "Sainte-Marie-Joseph". Une grosse installation permettant la fabrication du gaz à partir du charbon était installé à plus de 250 mètres de profondeur. Des tuyauteries transportaient le gaz dans une grande partie des galeries et les fumées engendrées par l'installation étaient évacuées par le puits de retour d'air. Mais le 22 mars 1850, un gazomètre explosa à 267 mètres. Le bilan fut très lourd : 75 morts. Le 10 juin 1863, au même puits, un autre accident entraîna la mort de 32 mineurs. La Société des 24 actions disparut au profit de sa société mère : le Rieu-du-Cœur.





Wasmes ( S.A du Charbonnage d'Hornu et Wasmes ).

L'extraction de charbon sur les territoires de Wasmes remonte avant le 14ème siècle (fosses de l'Escouffe, du Burg, du Berchon, Bois de Wasmes, etc…). De l'association de plusieurs concessions se créa la S.A du Charbonnage d'Hornu et Wasmes. En 1871, la société connu un coup de grisou qui tua 35 mineurs, au puits n°3. Le puits n°6 de la société, qui était situé au bout de la rue du Pont d'Arcole, se distingua à plusieurs reprises. C'est dans ce puits que travailla Vincent Van Gogh. En 1877, le puits fut le théâtre d'une grève qui tourna à l'émeute; plusieurs ouvriers furent tués par les forces de l'ordre. Enfin, ce puits fut le dernier à utiliser des cordes de chanvre pour suspendre les cages.

En 1920, les puits exploités par la société étaient le n° 3, 5 et 6 à Wasmes et les n°4, 7 et 8 à Hornu, tous dit "des Vanneaux". La société ferma successivement ses derniers puits : en 1948 (le n°6), en 1956 (le n°3), en 1957 (le n°5) et en 1958 (les n°7 et 8).



Siège n°3 dit "des Vanneaux".





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Dernière modification: 14/01/2005
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