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LA LAMPE DE MINEUR : HISTORIQUE .


Au 17ème siècle, les premières exploitations étaient peu profondes, et les mineurs utilisaient des bougies pour s'éclairer.

C'est au 18ème siècle qu'apparaissent les premières lampes à huile. Ces lampes étaient à feu nu, la flamme n'était entourée d'aucune protection. Au fil du temps, les exploitations minières devenaient de plus en plus profondes et donc les galeries de moins en moins aérées. L'atmosphère grisouteuse conjuguée à ce type de lampe provoqua de nombreux accidents. Et ce malgré les avancées faites en matière d'aération des puits.

En 1815, Humphry Davy, chimiste et physicien anglais invente une lampe qui à la particularité d'avoir sa flamme protégée par un cylindre. Un tamis d'acier constituait le cylindre qui protégeait la flamme. Mais l'éclairage n'était pas très efficace et ces lampes restaient très peu sécurisantes.





C'est au milieu du 19ème siècle qu'un ingénieur belge du nom de Mueseler repense la lampe Davy. La lampe Mueseler avait notamment un cylindre de verre qui entourant la flamme, le tamis est moins haut mais le tirage de la lampe est amélioré. Cette lampe se généralisa dans les mines, car elle éclairait bien mieux. Mais si la lampe était inclinée la flamme pouvait malgré tout passer au travers du tamis. De plus, le mineur pouvait l'accrocher ou la traîner contre le sol ou les parois des galeries, et le tamis se déchirait souvent.





Lampe Mueseler

(Achille André Breveté La Bouverie).


Fin du 19ème siècle, un ingénieur français, Marsaut repense la lampe Mueseler. Les modifications majeures consistaient à doubler le tamis et les abriter sous une cuirasse en tôle.





Lampe Marsaut

Ce fut ensuite l'allemand Wolf qui améliora à son tour lalampe Mueseler.
Bien qu'inventée plus tôt c'est vers le quart du 20ème siècle qu'apparurent le lampes électriques, qui terminèrent cette épopée. Mais la lampe à flamme restait obligatoire, en nombre minimum dans les mines, pour détecter la présence de grisou. Ce que ne pouvaient faire les lampes électriques.





Lampe électrique "brevetée Lemaire".


Bien d'autres types de lampes dérivés des modèles précités ont existé : la lampe Clanny, la Stephenson, la Bainbridge, la Fumat, la Body-Fieket, ect… Mais elles ont toutes été moins utilisées.





Lampe Bainbridge

(pour mines non grisouteuses).





Lampe Marsaut



Les lampes étant manipulées brusquement, il était donc fréquent qu'elles s'éteignaient. Souvent, pour éviter de remonter, le mineur ouvrait sa lampe et la rallumait. Mais cette opération se terminait parfois par des accidents, le grisou étant omniprésent dans les fosses. Par la suite les sociétés charbonnières utilisèrent des lampes verrouillées, ne pouvant être ouverte que grâce à un système magnétique. De plus chaque lampe était marquée d'un numéro. Ce numéro correspondait au numéro d'une médaille que chaque mineur possédait. Avant de descendre chacun passait à la lampisterie et échangeait sa médaille contre sa lampe. Ce système permettait d'éviter que les mineurs ne rallument leur lampes dans le fond.

Autre avantage pour les sociétés, en cas d'accident, les médailles permettaient aussi de connaître le nombre et les noms des mineurs manquants lors d'une catastrophe.

A noter qu'à la lampisterie les lampes étaient entretenues, ce travail était généralement éffectué par des femmes.

Une lampisterie.

Une lampisterie.




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Dernière modification: 14/01/2005
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