Le 15 mai 1934, 46 mineurs travaillaient à la veine Angleuse à 821 mètres. A 8
heures du soir, c’est le coup de grisou. La déflagration fut tellement forte
une flamme suivie d’un nuage de poussières jaillirent du puits en
surface. Grâce à une formidable solidarité, les sauveteurs borains, déjà en
grand nombre, furent rejoint par des
sauveteurs .
Le 17 mai 1934, deux jours après le premier coup de grisou, des sauveteurs
étaient descendus. Vers 10 heures, un deuxième coup de grisou provoqua un
incendie. Les sauveteurs furent alors victimes à leur tour. Juste avant une
nouvelle équipe venait de descendre afin de relayer les 22 sauveteurs toujours
occupés dans le fond. La cage était à mi-chemin lors de la déflagration.
Mais ils décidèrent de poursuivre jusqu’au bout. Dès leur arrivée, ils
ramassèrent 10 corps dont 9 vivants. Par la suite, parmi les cadavres
retrouvés, il y eut l’ingénieur Allard, le directeur des travaux et 2
ingénieurs du corps des mines, descendus malgré le danger. Un des deux
ingénieurs du corps des mines suspectait l’imminence d’une nouvelle
déflagration. Après cette deuxième catastrophe, le bilan final des deux coups
de grisou fut de 57 morts et 17 blessés.
Pour le maîtriser l’incendie, on fut obligé de condamner le charbonnage en noyant
le puits. 32 cadavres restèrent dans le fond. Le roi Léopold accompagné de
deux ministres se rendirent sur les lieux du drame.
Le charbonnage ne fut plus exploité par la suite. |